CULTURE DE CHAMPIGNONS FORESTIERS: FORMATION ET ACCOMPAGNEMENT PROFESSIONNEL

CULTURE DE CHAMPIGNONS FORESTIERS: FORMATION ET ACCOMPAGNEMENT PROFESSIONNEL

Depuis plusieurs années, des formations sur la culture de champignons vous sont proposés un peu partout au Québec selon différentes formules, selon différentes approches. Pour produire des champignons en forêt avec succès, il faut savoir composer avec plusieurs facteurs dont le climat, qui représente actuellement à lui seul un défi très important.  La culture de champignons saprophytes sur billots et sur plates-bandes en milieu forestier demande un certain savoir faire et nous croyons qu’il est important d’être accompagné par un spécialiste lors de votre première année d’expérimentation. C’est dans cette esprit que nous avons créé pour vous une formation sur mesure qui inclut un accompagnement professionnel tout au long de votre première saison d’apprentissage.  Cette formation unique vise à vous former au métier de myciculteur en vous procurant les outils et la compréhension essentielle pour assurer le succès de votre entreprise. La formation et accompagnement professionnel sur la culture de champignons gastronomiques en milieu forestier du Chêne aux pieds bleus inclut: une formation terrain qui vous est donnée directement chez vous et uniquement pour vous par un formateur qualifié; un accompagnement personnalisé par courriel ou par téléphone, pendant une période de un an, qui vise à répondre à toutes vos questions, inquiétudes ou urgences qui inévitablement surgiront lors de cette importante première année d’apprentissage.  La formation, la planification des opérations et le suivi des travaux d’inoculation vous seront offerts par Daniel Lachance, fondateur du Chêne aux pieds bleus et impliqué dans la culture de champignons saprophytes en milieu forestier depuis septembre 2010. Afin de conserver la qualité et le caractère personnalisé de cette formation, nous limitons le nombre de formation...
LE TOP 4 DES ÉCOSYSTÈMES AGROFORESTIERS POUR CUEILLIR D’ABONDANTS ET DE SUCCULENTS COMESTIBLES SAUVAGES

LE TOP 4 DES ÉCOSYSTÈMES AGROFORESTIERS POUR CUEILLIR D’ABONDANTS ET DE SUCCULENTS COMESTIBLES SAUVAGES

Lorsque je dois faire un inventaire de comestibles sauvages en vue d’établir des sites de cueillette, tant sur les terres privées que sur les terres publiques, cela m’oblige parfois, afin de maximiser mes déplacements sur le terrain,  à choisir parmi les écosystèmes présents ceux qui m’apparaissent être les plus pertinents à visiter. Nous retrouvons des plantes comestibles sauvages dans presque tous les écosystèmes agroforestiers du Québec. Mais d’après mon expérience, certains écosystèmes sont plus intéressants que d’autres en raison de deux critères : l’abondance d’espèces dans l’écosystème concerné et le potentiel  gastronomique des comestibles sauvages que l’on y trouvent. Voici donc mes coups de cœur pour des cueillettes assurées de comestibles de qualité. Érablière sucrière L’érablière sucrière représente mon écosystème préféré pour sa capacité très  grande à accueillir la biodiversité végétale; il peut facilement être transformé en jardin forestier de comestibles ou de végétaux médicinaux (voir à ce sujet, l’article intitulé Éveillez le potentiel de votre érablière par la biodiversité. Mais l’érablière sucrière est aussi un écosystème très riche en comestibles indigènes dont certains ont une très grande valeur gastronomique. Espèces caractéristiques de cet écosystème : Strate arborée : chêne bicolore, érable à sucre, érable rouge, hêtre à grande feuilles; Strate arbustive : noisetier à long bec, ronce odorante; Strate herbacée : aralie à grappes, aralie à tige nue, asaret du Canada (gingembre sauvage), cardamine carcajou, érythrone d’Amérique, uvulaire à grandes fleurs, violette et bien sûr, ail des bois; Écosystème ouvert et semi-ouvert sur sol moussu de sphaigne (bord de lac/pessière noire/mélèzin/cédrière) J’ai regroupé sous cette appellation plusieurs écosystèmes plus ou moins parents dont la caractéristique commune est de posséder un sol moussu de...
AUGMENTER LE POTENTIEL EN COMESTIBLES DE VOS FORÊTS PAR DES INTERVENTIONS SIMPLES, ÉCONOMIQUES ET GÉNÉTIQUEMENT ACCEPTABLES

AUGMENTER LE POTENTIEL EN COMESTIBLES DE VOS FORÊTS PAR DES INTERVENTIONS SIMPLES, ÉCONOMIQUES ET GÉNÉTIQUEMENT ACCEPTABLES

Parmi les éléments fonctionnels d’un écosystème, celui qui occupe la place la plus importante est sans aucun doute le soleil. Comprendre l’importance de la lumière dans un système de croissance végétal vous offre la possibilité de stimuler les forces agissantes de vos écosystèmes forestiers, de manière à faire apparaître davantage de produits forestiers non ligneux en vos forêts.  La lumière: élément clé du système de croissance végétal Les végétaux sont des organismes autotrophes, c’est-à-dire qu’ils synthétisent de façon autonome tous les sucres nécessaires à leur métabolisme (croissance, production de fleurs, de petits fruits, de racines) via un processus appelé photosynthèse. Examinons l’équation suivante : Remarquez l’élément central de l’équation: vous y retrouvez la lumière. La lumière du soleil est au cœur même du métabolisme des végétaux. C’est le soleil qui module les espèces qui seront présentes sur un territoire donné et c’est aussi le soleil qui créera l’abondance qui fera la joie de tous les cueilleurs et cueilleuses qui viendront par la suite. De façon générale, et ce jusqu’à une certaine limite appelée point de saturation, nous pouvons affirmer que pour un PFNL donné :  Plus de soleil = Plus de fleurs = Plus de fruits = Plus de racines Classement des PFNL en fonction de leur besoin en lumière En général, les végétaux sont classés en trois groupes selon leur exigence en lumière: les plantes d’ombre aiment croître dans des conditions de faible luminosité que l’on rencontre généralement en sous-bois. C’est là le royaume des plantes à racine ou rhizome comestible comme l’asaret du Canada aussi appelé gingembre sauvage; les végétaux de plein soleil affectionnent des conditions lumineuses que l’on...
ÉVEILLEZ LE POTENTIEL DE VOTRE ÉRABLIÈRE GRÂCE À LA BIODIVERSITÉ

ÉVEILLEZ LE POTENTIEL DE VOTRE ÉRABLIÈRE GRÂCE À LA BIODIVERSITÉ

L’état de santé de nos érablières sucrières nous inquiète. Plusieurs causes sont généralement mentionnées et admises pour expliquer le déclin des grands érables. Parmi celles-ci figure la réduction de la biodiversité végétale par la suppression, soit des arbres compagnes de la strate arborée: bouleaux blancs, bouleaux jaunes, hêtres à grandes feuilles, soit l’éclaircissement abusif voire la suppression du sous-bois arbustif. Nos érablières, soit disant aménagées, sont actuellement en profond déséquilibre. En misant uniquement sur l’individu en l’occurrence l’érable à sucre (principe de l’éclaircie commerciale et du jardinage tel qu’il est pratiqué actuellement), nous  avons oublié d’observer l’évolution de la santé globale de l’écosystème qui, nous l’observons, s’est dégradée au fil du temps. Nous tendons à soumettre la nature à la satisfaction de nos uniques besoins, simplifiant le plus souvent la structure générale de la forêt, alors que la vie, elle, tend vers une complexité structurale allant la plupart du temps croissante: multipliant les niches écologiques, favorisant la cohabitation harmonieuse de la flore, de la macrofaune, de la microfaune, des bactéries, des champignons. Jardiner une érablière sur les bases de la permaculture végétale Les principes d’aménagement de nos érablières sont actuellement basés sur le concept de compétition entre les individus. Or, les espèces végétales collaborent, s’entraident et travaillent aussi en fonction de la communauté végétale. Les relations qu’ils entretiennent entre eux sont importantes et vont bien au-delà de la compétition. Et c’est à ce niveau qu’il nous faut amorcer la réflexion menant à de nouveaux concepts d’aménagement. Aménager une érablière dans cet esprit pourrait bouleverser complètement les pratiques forestières auxquelles nous sommes habituées. Il ne s’agirait plus ainsi de sélectionner certains arbres en tenant compte uniquement de...
LA PERCEPTION DIRECTE DE LA NATURE. POUR UN DESIGN EN PERMACULTURE RESSENTI*

LA PERCEPTION DIRECTE DE LA NATURE. POUR UN DESIGN EN PERMACULTURE RESSENTI*

L’auteur pratique la méditation depuis une vingtaine d’année. Il propose ici une approche innovante et inspirante combinant science et méditation. L’auteur, double bachelier en aménagement du territoire forestier et en arts visuels, s’est intéressé aux énergies du territoire dans le cadre de deux expériences de création: l’une à l’Ile d’Orléans pour un projet d’exposition intitulé Pèlerinage d’un chien aveugle nommé Socrate et l’autre, à la Maison des Esclaves, au Sénégal, en Afrique pour un projet nommé Sacrifice. C’est dans les moments où le mental atteint son point culminant de relâchement qu’adviennent les interactions les plus fécondes… J’ai fait de nombreux inventaires forestiers conventionnels avant de commencer à travailler à mon compte. À l’époque, je sortais de la forêt, après plusieurs heures sans avoir l’impression de m’être connecté avec le vivant, les arbres, les arbustes, les herbacées ou la faune que j’avais croisés. Tout allait trop vite. Je sentais que j’étais prisonnier d’un mental qui cherchait à valider des données préinscrites dans ma mémoire par un savoir forestier reconnu par l’industrie du bois et qui allait inexorablement m’amener à une prescription sylvicole le plus souvent prévisible. L’inventaire écosystémique que je développe  accordent une part importante à  la sensibilité et à la créativité. La prise de données scientifiques et les analyses subséquentes qui en résultent sont toujours présentes, mais elles ne sont pas l’unique référent   de mes designs et surtout, ceux-ci ne présuppose aucune conclusion vers laquelle ils devraient tendre. J’entre en forêt sans savoir… Les deux façons d’entrer en relation avec un écosystème La première est la voie du mesurable, de la déduction, celle de l’intellect, de l’inventaire scientifique traditionnel… La seconde,...