Créer un patrimoine vivant : penser vos écosystèmes sur 50 ans

Créer un patrimoine vivant : penser vos écosystèmes sur 50 ans

Traditionnellement, un boisé privé était aménagé selon une logique de production de bois. C’est une approche valable — mais incomplète. Un terrain, qu’il soit forestier ou en friche (degré zéro de la forêt) peut faire bien plus que supporter des arbres condamnés à grossir pour être ensuite abattus. La plupart des boisés privés sont insuffisamment mis en valeur, tant sur le plan nourricier qu’économique. C’est une logique qu’il est temps de revoir à la lumière de paradigmes nouveaux. Tout commence donc par un changement de regard. Une autre façon de voir les écosystèmes C’est ici qu’entre en jeu l’agroforesterie nourricière. Une approche nouvelle qui vise à intégrer dans vos écosystèmes naturels des productions comestibles et médicinales, en valorisant les dynamiques naturelles de vos forêts.  Notre but: diversifier les usages de vos écosystèmes. Sans coupe intensive. Sans transformation radicale du milieu. Et sans opposer végétaux indigènes et végétaux introduits: au contraire, le plus souvent, en les faisant travailler ensemble (c’est là le principe  de la permaculture forestière). Un concept, plusieurs réalités L’agroforesterie nourricière ne s’applique pas de façon uniforme. Elle regroupe différentes stratégies selon deux grands types de milieu :                                                                en terrain de pleine lumière (agricole, friche ou trouée forestière) : implantation de modèles empruntés au concept de forêt nourricière; en milieu forestier : mise en valeur du sous-bois par un enrichissement ciblé de plantes introduites ou structuration progressive vers un écosystème productif de comestibles sauvages. Adapter l’approche au milieu...