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Mycotourisme ou Écotourisme de PFNL

Le mycotourisme ou l’écotourisme de champignons sauvages est une activité qui monte en flèche sur l’ensemble du territoire québécois. La cueillette de champignons sauvages est appelée à devenir une activité récréotouristique de première importance, comme c’est le cas dans certaines régions du monde où mycologie et mycotourisme  combinés génèrent des revenus très impressionnants. 

Les projets d’écotourisme relié aux PFNL peuvent aussi inclure les petits fruits sauvages mais on s’entend généralement pour exclure des activités de cueillettes les racines, les rhyzomes ou la plante entière.

Dans les lignes qui suivent nous vous présentons un projet type en 4 étapes relié à la cueillette récréative de champignons sauvages. 

Étude de caractérisation des champignons sauvages 

Une étude de caractérisation vise à déterminer la nature, la localisation et parfois la quantité relative des champignons sauvages présents sur un territoire donné. Elle est constituée généralement de trois parties:

  1. une étude cartographique des écosystèmes présents;
  2. une étude visant à déterminer le choix des champignons qui seront récoltés;
  3. un inventaire terrain de validation.
  • Étude cartographique des écosystèmes présents

Certains écosystèmes sont plus propices que d’autres à l’émergence naturelle des champignons gastronomiques ou des petits fruits sauvages . Le premier travail consistera à localiser sur une carte écoforestière les secteurs où sont concentrés les habitats naturels des champignons symbiotes et saprophytes.   

  • Le choix des champignons

Il est important d’assurer la sécurité du visiteur. Il faut éviter à tout prix des cas d’empoisonnement ou de malaise associés à la consommation de champignons cueillis chez vous. 

Nous suggérons généralement  de limiter le nombre d’espèces de champignons à cueillir à plus ou moins 10, en considérant les 3 facteurs suivants :

  1. le niveau de facilité d’identification des champignons;
  2. la très faible possibilité de confusion avec d’autres espèces de champignons toxiques;
  3. leur abondante fructification.
  • L’inventaire terrain de validation

Dans l’inventaire terrain de validation, nous visitons chacun  des écosystèmes retenus en vue de valider visuellement le potentiel de cueillettes anticipé en tenant compte des arbres hôtes présents. L’objectif de cette opération est de classifier,  parmi les écosystèmes sélectionnés ceux dont le potentiel de cueillettes est le plus grand et d’éliminer les écosystèmes dont le potentiel est le plus faible.  À cette étape aucun champignon n’a encore été prélevé, il s’agit d’un inventaire visuel qui repose sur les relations symbiotiques et saprophytes qu’entretiennent les champignons avec des essences d’arbre spécifiques.

L’inventaire mycologique

L’inventaire mycologique vise à définir avec certitude les espèces de champignons réellement présentes dans les écosystèmes retenus. Cet inventaire est réalisé en continu pendant une saison complète et nécessite des prélèvements périodiques. 

L’inventaire mycologique permet de délimiter avec précision les futures aires de cueillettes récréatives et de déterminer avec exactitude les champignons qui seront récoltés. C’est aussi à cette étape qu’il est possible de quantifier la ressource par l’établissement de placettes-échantillons.

L’aménagement des aires de cueillettes récréatives

Les aires de cueillettes récréatives peuvent prendre différentes formes. Elles devraient être concentrées dans un même secteur et reliées entre elles par des sentiers d’accès. Quelque soit la forme retenue, ces dernières devront être bien délimitées sur le terrain et  numérotées afin d’en faciliter le repérage.

Des panneaux indicateurs  seront disposés à l’entrée des sentiers d’accès décrivant la localisation cartographique des aires de cueillettes, les espèces qu’il est permis de cueillir, les fiches descriptives des champignons à récolter et un calendrier de cueillettes précisant les périodes de fructification.

Créer un jardin forestier de champignons sauvages

Il est possible de maximiser le potentiel de récoltes d’une aire de cueillettes donnée en structurant l’habitat hôte de manière à stimuler l’émergence naturelle des fructifications. 

Il est aussi possible d’introduire dans le même habitat d’autres champignons, symbiotes ou saprophytes, par le biais d’implantations et convertir progressivement l’habitat hôte en jardin forestier de champignons gastronomiques.

Pour plus de détails concernant l’aménagement d’aires de cueillettes de champignons sauvages voir l’article intitulé: Propriétaire d’hébergement d’expérience en forêt, démarquez-vous par ce projet écotouristique en 9 étapes.

Vous retrouverez en galerie photos, des extraits d’une étude de  caractérisation de champignons sauvages et de petits fruits sauvages que nous avons réalisée à St-Calixte en 2013.