OPTIMISEZ LE POTENTIEL EN COMESTIBLES GASTRONOMIQUES DE VOS ÉCOSYSTÈMES FORESTIERS PAR DES INTERVENTIONS SIMPLES, ÉCONOMIQUES ET GÉNÉTIQUEMENT ACCEPTABLES

OPTIMISEZ LE POTENTIEL EN COMESTIBLES GASTRONOMIQUES DE VOS ÉCOSYSTÈMES FORESTIERS PAR DES INTERVENTIONS SIMPLES, ÉCONOMIQUES ET GÉNÉTIQUEMENT ACCEPTABLES

Parmi les éléments fonctionnels d’un écosystème, celui qui occupe la place la plus importante est sans aucun doute le soleil. Comprendre l’importance de la lumière dans un système de croissance végétal vous offre la possibilité de stimuler les forces agissantes de vos écosystèmes forestiers, de manière à faire apparaître davantage de produits forestiers non ligneux en vos forêts. 

La lumière: élément clé du système de croissance végétal

Les végétaux sont des organismes autotrophes, c’est-à-dire qu’ils synthétisent de façon autonome tous les sucres nécessaires à leur métabolisme (croissance, production de fleurs, de petits fruits, de racines) via un processus appelé photosynthèse.

Examinons l’équation suivante :

Remarquez l’élément central de l’équation: vous y retrouvez la lumière.

La lumière du soleil est au cœur même du métabolisme des végétaux. C’est le soleil qui module les espèces qui seront présentes sur un territoire donné et c’est aussi le soleil qui créera l’abondance qui fera la joie de tous les cueilleurs et cueilleuses qui viendront par la suite.

De façon générale, et ce jusqu’à une certaine limite appelée point de saturation, nous pouvons affirmer que pour un PFNL donné : 

Plus de soleil = Plus de fleurs = Plus de fruits = Plus de racines

Classement des PFNL en fonction de leur besoin en lumière

En général, les végétaux sont classés en trois groupes selon leur exigence en lumière:

  • les plantes d’ombre aiment croître dans des conditions de faible luminosité que l’on rencontre généralement en sous-bois. C’est là le royaume des plantes à racine ou rhizome comestible comme l’asaret du Canada aussi appelé gingembre sauvage;
  • les végétaux de plein soleil affectionnent des conditions lumineuses que l’on retrouve en plein champs ou après une coupe forestière (superficie allant de 0,1 et plus). C’est le milieu préféré d’un grand nombre d’arbres et d’arbustes florifères ou fruitiers, et de certaines herbacées comme la vigne des rivages, aussi appelé raisin sauvage;
  • entre les deux, nous retrouvons les végétaux qui affectionnent les milieux mi-ombragés comme les lisières forestières. Beaucoup d’herbacées fruitières colonisent ce milieu écosystémique intermédiaire tel que l’aralie à grappes. Nous y retrouvons aussi beaucoup d’arbustes fruitiers du groupe précédent qui, le plus souvent, ont insuffisamment de lumière pour produire des fructifications abondantes.

De l’îlot de lumière à la trouée forestière…

L’îlot de lumière est une petite intervention autour de végétaux ciblés qui imite, dans le processus naturel d’un écosystème, la tombée d’un arbre vieillissant et mature. L’îlot de lumière est généralement de faible diamètre, il vise à dégager de la compétition les colonies de comestibles déjà présents. La création de cet îlot apporte de la lumière supplémentaire qui stimule le métabolisme de végétaux ciblés, ce qui accroît leur production de biomasse (racine, fleurs ou fruits). Cette opération présuppose de connaître au préalable les produits forestiers non ligneux qui sont présents sur votre terre.

La trouée forestière est une ouverture dans la canopée de l’écosystème forestier de diamètre plus important (entre 0,1 et 0,3 hectares). Elle vise à faire apparaître des PFNL de plein soleil en créant les conditions de lumière propice à leur émergence. Ces derniers sont le plus souvent déjà présents dans les écosystèmes ciblés sous forme de semences.

Si vous désirez réaliser des trouées forestières dans vos écosystèmes, voici quelques points à considérer:

  1. commencez d’abord par de petites trouées (0,1 hectare représente un bon diamètre expérimental) pour ensuite en créer de plus grandes;
  2. évitez de faire des coupes après l’aoûtement des arbres et des arbustes car cela favoriserait l’émission de drageons ou de rejets de souche;
  3. après 2 ou 3 ans, faites un inventaire de chacune de vos trouées forestières afin de faire une sélection parmi les PFNL qui seront apparus;
  4. dégager les PFNL que vous désirez conserver en créant des îlots de lumière tels que vu précédemment;
  5. compléter l’offre naturelle de vos écosystèmes par l’introduction de comestibles importés de votre pépinière préférée.

Au final, quelques soit le type d’intervention que vous choisirez, pensez toujours à recycler la biomasse des arbres et des arbustes prélevés. 

En cas de doute, que ce soit pour la planification de vos trouées forestières ou encore pour l’identification des produits forestiers non ligneux présents chez vous, n’hésitez surtout pas à nous contacter, nous nous ferons un plaisir de vous aider dans l’une ou l’autre des étapes qui vous amèneront vers l’optimisation du potentiel de cueillettes de vos PFNL préférés.

Merci de votre précieuse attention.

Daniel Lachance, fondateur du Chêne aux pieds bleus

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Le Chêne aux pieds bleus croit qu’il est temps de réévaluer l’approche sylvicole traditionnelle de nos forêts à la lumière de l’Écoforesterie, de la Permaculture végétale et de l’Agroforesterie naturelle.