ÉVEILLEZ LE POTENTIEL DE VOTRE ÉRABLIÈRE GRÂCE À LA BIODIVERSITÉ

ÉVEILLEZ LE POTENTIEL DE VOTRE ÉRABLIÈRE GRÂCE À LA BIODIVERSITÉ

L’état de santé de nos érablières sucrières nous inquiète. Plusieurs causes sont généralement mentionnées et admises pour expliquer le déclin des grands érables. Parmi celles-ci figure la réduction de la biodiversité végétale par la suppression, soit des arbres compagnes de la strate arborée: bouleaux blancs, bouleaux jaunes, hêtres à grandes feuilles, soit l’éclaircissement abusif voire la suppression du sous-bois arbustif. Nos érablières, soit disant aménagées, sont actuellement en profond déséquilibre. En misant uniquement sur l’individu en l’occurrence l’érable à sucre (principe de l’éclaircie commerciale et du jardinage tel qu’il est pratiqué actuellement), nous  avons oublié d’observer l’évolution de la santé globale de l’écosystème qui, nous l’observons, s’est dégradée au fil du temps. Nous tendons à soumettre la nature à la satisfaction de nos uniques besoins, simplifiant le plus souvent la structure générale de la forêt, alors que la vie, elle, tend vers une complexité structurale allant la plupart du temps croissante: multipliant les niches écologiques, favorisant la cohabitation harmonieuse de la flore, de la macrofaune, de la microfaune, des bactéries, des champignons. Jardiner une érablière sur les bases de la permaculture végétale Les principes d’aménagement de nos érablières sont actuellement basés sur le concept de compétition entre les individus. Or, les espèces végétales collaborent, s’entraident et travaillent aussi en fonction de la communauté végétale. Les relations qu’ils entretiennent entre eux sont importantes et vont bien au-delà de la compétition. Et c’est à ce niveau qu’il nous faut amorcer la réflexion menant à de nouveaux concepts d’aménagement. Aménager une érablière dans cet esprit pourrait bouleverser complètement les pratiques forestières auxquelles nous sommes habituées. Il ne s’agirait plus ainsi de sélectionner certains arbres en tenant compte uniquement de...
Réhabiliter nos plantations par la culture de champignons symbiotes

Réhabiliter nos plantations par la culture de champignons symbiotes

Paysage désolant, boudé par le chant des oiseaux… Paysage désolé, au design de deux par quatre…        Le modèle sur lequel repose l’aménagement forestier au Québec a été élaboré par le gouvernement en fonction des besoins en matière ligneuse de l’industrie forestière, notamment celle du sciage. Au cours des années 80, fort d’une volonté sans précédent d’aménager la forêt québécoise, le gouvernement du Québec a mis en place une politique de reboisement intensive au cours de laquelle, nous avons vu apparaître des plantations d’épinettes un peu partout autour de nous… notamment dans les friches herbacées et arbustives, dont il sera question aujourd’hui… Ces plantations ont été pensées en fonction de la croissance exclusive des arbres: tous les efforts de l’écosystème pour contribuer à son équilibre naturel par ses forces agissantes seront vite annihilés par le biais de coupes répétées que l’on nomme dégagement, éclaircie précommerciale et éclaircie commerciale. Nous nous retrouvons au final, avec une plantation d’arbres exclusivement composés de l’essence désirée commercialement, le plus souvent sans arbuste et sans herbacée… un désert végétal sous la canopée dominante, comme en témoigne la photographie à la une…  De l’agriculture qui l’a précédée jusqu’à sa coupe finale et son aboutissement au moulin à scie, nous constatons de cette forêt artificielle un appauvrissement graduel de l’écosystème hôte… Q’aurait donné ce même écosystème, ici la friche herbacée, sous l’action des forces agissantes ? Déjà reposant sur un sol appauvri par les bons soins d’une agriculture intensive,  la friche herbacée aurait évoluée naturellement suivant une série de successions végétales, passant de la strate herbacée basse, à la strate herbacée haute, puis par la strate arbustive, pour arriver à un...